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Exposition FACES A FACES, œuvres de Robert Lerivrain, du 16 juin au 30 décembre 2018

Cette exposition d’œuvres de Robert Lerivrain s’inscrit dans le cadre de la thématique annuelle du musée autour du portrait et du visage.

« Le visage est le lieu fondamental de notre identité, il est le lieu où s’opère la rencontre avec l’autre, c’est par lui que nous nous reconnaissons. Nous ne sommes que par rapport à l’autre, et par rapport à l’autre nous ne sommes que ce que nous paraissons. Par notre visage, nous sommes reconnus, aimés ou détesté. L’homme n’a pas un seul visage, il en a d’innombrables au cours de sa vie, de son visage d’enfant à celui du vieillard. Il en a d’innombrables au fil des jours et des saisons. Le visage est exposé, menacé, il se cherche, se donne tout en se dissimulant. Jamais le visage n’est à découvert. Il existe un mystère du masque, en ce qui concerne les motifs qui partout ont pu pousser l’homme à se couvrir la face. Les masques peuvent être d’une grande diversité. Ils peuvent ouvrir la porte à la hardiesse, à l’audace, à la dissimulation, à la métamorphose, à l’épouvante, et à l’extase, ils peuvent également être instruments d’intimidation et de pouvoir. Ils permettent les mots et les gestes défendus. La vie serait donc faite d’une succession de masques que l’on adopte les uns après les autres ? Chaque matin, dans l’intimité, nous subissons « l’épreuve du miroir ». Instant de « vérité », de confrontation, de questionnement sur notre image. Que reflète ce miroir ? Des fragments de soi-même, la vérité, la sincérité, le contenu du coeur et de la conscience, des expressions ou du bien tout simplement notre propre histoire ? Le visage serait le moyen le plus détourné de la connaissance de l’autre puisqu’il dresserait sur sa surface, la scène, il construirait en ce lieu découvert de l’homme le théâtre d’une comédie d’apparence ou de fiction. Loin de la représentation unique du visage, trop réductrice et bien souvent idéalisée, il m’a semblé que cette complexité des visages pourrait être constituée d’un ensemble, d’une accumulation de fragments, de facettes, de faces, de profils, qui racontent au fil des jours et des saisons les incertitudes, les doutes et les errements de la nature humaine. Il ne sera pas possible, comme dans la réalité, de percevoir ou de voir d’un seul regard et d’un seul endroit l’ensemble de ces fragments de visages. Spectacles quotidiens d’éclats et de tumultes dont l’unité semble à jamais difficile à reconstituer. Il faudra se déplacer dans l’espace et dans le temps, tourner autour de la pièce pour tenter d’en saisir tous les aspects, toutes les nuances les richesses, donnant ainsi à la sculpture en ronde-bosse du visage tout son sens et toute sa place. » Robert Lerivrain

Communiqué de presse Faces à Faces